Résumé :
Les inhibiteurs anti-IDH sont utilisés depuis 2018 dans les tumeurs et les hémopathies avec mutation IDH1/2. Le premier inhibiteur anti-IDH utilisé dans le gliome diffus est l'ivosidénib, actuellement autorisé dans le cadre d’une prescription compassionnelle pour le traitement en monothérapie des patients adultes atteints d’un gliome de bas grade IDH1 muté, inopérable, non répondeur ou en progression après radio- et/ou chimiothérapie. Le développement du vorasidénib, ainsi que les résultats prometteurs de l'étude INDIGO permettent d'envisager une place en première ligne pour les inhibiteurs anti-IDH, afin de repousser l'instauration de la radiothérapie-chimiothérapie.
- Les inhibiteurs anti-IDH sont utilisés depuis 2018 dans le cadre de tumeurs solides et d'hémopathies.
- L'ivosidénib est un inhibiteur anti-IDH1 utilisé en monothérapie et en accès compassionnel pour le traitement en monothérapie des patients adultes atteints d'un gliome de bas grade IDH1 muté, inopérables, non répondeurs ou en progression après radio- et/ou chimiothérapie.
- Le vorasidénib est un inhibiteur non spécifique IDH en autorisation d'accès compassionnel en première ligne, en monothérapie, des gliomes de bas grades opérés ne nécessitant pas de traitement en urgence, ou en cas de gliome réfractaire.
- Une surveillance ECG est nécessaire en cas de prise d'ivosidénib (allongement du QT) et une surveillance des transaminases dans le cas du vorasidénib.
Les gliomes diffus de bas grade sont des tumeurs rares et restent, à l’heure actuelle, incurables. Sur le plan radiologique, ils correspondent généralement à des hypersignaux FLAIR infiltrants, sans prise de contraste. Ce groupe comprend les oligodendrogliomes et astrocytomes de grade 2. Ils touchent en majorité des sujets jeunes avec une médiane de survie estimée entre 5 et 17 ans selon le sous-type histomoléculaire [1].
La prise en charge standard et “historique” repose sur trois axes pouvant être associés, soit de façon synchrone, soit plus fréquemment de façon différée : la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Ces thérapeutiques permettent de retarder la progression tumorale au prix d’effets secondaires invalidants.
La mutation IDH, atteignant les gènes IDH1 ou IDH2, est retrouvée dans plus de 80 % des gliomes diffus de bas grade [1, 2] et est associée à une survie plus longue ainsi qu’une meilleure réponse aux thérapeutiques [3].
Les inhibiteurs anti-IDH ont montré des résultats dans la prise en charge d’hémopathies, ou de tumeurs des voies biliaires telles que les cholangiocarcinomes IDH mutés [4, 5].
Dans le cadre des gliomes, les résultats récents de l’étude INDIGO permettent d’étoffer l’arsenal thérapeutique des patients atteints d’un gliome diffus de bas grade [6].
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